24H DU MANS : BILAN HUMAIN ET SPORTIF

Si le résultat sportif escompté n’a pas été atteint, la belle aventure humaine du team Pilotes aux 24 Heures du Mans aura tout de même apporté à chacun son lot d’émotions.

Avant la course, les mécaniciens « Looping », Jean-Marie et Fifi avaient préparé l’ensemble Exceed-Rotax avec la plus grande méticulosité. Aux essais, Fred, Sandrine, Vincent et Olivier avaient réalisé la prestation que l’on attendait d’un équipage soudé et homogène. Georges régalait l’équipe de sa cuisine fraîche et appétissante, Leslie se préparait à prodiguer ses massages réparateurs. Bref, l’environnement humain présentait une image de confiance et de sérénité.

Vint, à 16 heures le samedi, le départ de la course… et le début des ennuis. Vincent, le plus rapide aux essais, assure un premier relais assorti de dépassements. Sandrine, qui prend le relais, ressent des nausées et écourte son relais. Fred prend la suite et roule dans un excellent rythme, autour de 52’’ au tour. Vincent, puis Olivier se succèdent. Mais ce dernier, sorti dans le pif-paf, est percuté violemment en reprenant la piste. Bilan ; radiateur et moteur à remplacer, ainsi que des pièces de carrosserie. Ce sera ensuite à Vincent de rentrer au stand pour remplacer le filtre à essence. En soirée, il roule sur un très bon tempo, mais les retards se sont accumulés, et le kart numéro 83 roule loin de la tête de la course.

Olivier effectue un relais appliqué exempt d’erreur, mais vers 22 h 30, une fusée sectionnée à la suite des chocs précédents provoque la perte d’une roue. Les lapins Christophe, Bruno et Patrice sont rapides, les mécaniciens aussi, mais en reprenant la course, on s’aperçoit que les freins avant ne fonctionnent plus. Solution radicale : on supprime les deux disques et il ne reste plus que le frein arrière pour les 16 h 30 de course encore à disputer. C’est Fred qui repart. Il est obligé de fortement augmenter ses distances de freinage, ce qui est franchement gênant en peloton. Vincent, qui lui succède, s’accommode mieux de la situation et effectue un bon relais dans ces conditions. Vient le tour d’Olivier et d’une nouvelle « cata ». Sorti par un concurrent, il percute les pneus en marche arrière, et l’arbre se tord sous le choc. L’arbre est évidemment changé en un temps record.

A Fred de repartir, puis à nouveau à Vincent. Super motivé, il signe les meilleurs chronos de l’équipe et prend un relais sur deux ! Reprise des problèmes à 7 heures lorsqu’Olivier termine son relais avec une biellette tordue. Une demi-heure plus tard, le moteur serre alors que Vincent est au volant. Il doit pousser le kart jusqu’au stand. En quelques minutes, le propulseur est remplacé.

Mais à 8 h 30, Fred casse une nouvelle fusée. Le stock de pièces de rechange est épuisé, il n’y a qu’une issue, l’abandon ! Cette décision « d’arrêter le massacre » fut reconnue par chacun, le cœur gros, comme celle de la sagesse.

Sébastien a mis en ligne des communiqués racontant ce qui s’est transformé au fil des heures en course d’obstacles où la malchance a tenu un grand rôle. Très nombreux, les messages d’encouragement, s’ils faisaient chaud au cœur, ne pouvaient aider à retourner la situation. Durant le week-end, le blog a reçu la visite de 600 internautes qui ont lu 3.200 pages. Depuis le 22 juillet, 21.000 pages ont été lues pas 4.000 visiteurs. Le team Pilotes n’était pas seul, au Mans.

Après un dernier repas, chacun s’en est retourné dans sa région. Le groupe s’est dispersé, il se reformera au premier appel. Les belles équipes ne meurent jamais, n’est-il pas ?

3 commentaires

  1. On dirait un peu La Sainte Cène.

    Jésus (ou Sandrine) habillée en rouge et tous les autres en beige.

    Bref, c’est vraiment du Michel Ange

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