WEC : 6H DE SILVERSTONE

Une rentrée très studieuse pour Jean-Philippe Belloc !

Après une longue trêve estivale, Jean-Philippe Belloc faisait, le week-end dernier, son retour dans le paddock du Championnat du Monde d’Endurance (WEC). Et plus de 2 mois après les 24 Heures du Mans, c’est à Silverstone (GB) que le pilote de Montauban retrouvait la Corvette n°70 de l’équipe Larbre Compétition ainsi que ses coéquipiers Christophe Bourret et Pascal Gibon, pour y disputer la 4ème manche de la saison. Objectif pour le trio français : retrouver une dynamique positive après une épreuve sarthoise pour le moins frustrante. « Après des 24 heures du Mans particulièrement éprouvantes, nous avions tous à cœur de renouer avec la performance mais aussi et surtout de retrouver le plaisir de conduire notre Corvette.», confiait Jean-Philippe après ses premiers tours de roues sur le tracé britannique. « Que ce soit du côté de l’équipe ou de nos partenaires techniques, toutes les leçons de cette épreuve ont été tirées et la trêve a largement été mise à profit pour nous permettre de retrouver une auto compétitive. »

 

Séance d’autographe – crédit photo : Crabbé Francis 

C’est ainsi parfaitement confiant dans le potentiel de sa machine que l’ex Champion du Monde GT redécouvrait un circuit qu’il n’avait pas foulé depuis plus de 10 ans. « Le circuit de Silverstone a été partiellement redessiné il y a quelques années. Du coup, il ne ressemble plus tout à fait à celui que j’ai connu. », expliquait-il. « Néanmoins, j’ai rapidement retrouvé mes marques. » Serein à l’approche de la séance qualificative, le Tarn et Garonnais n’allait cependant pas être en mesure défendre ses chances dans cet exercice. La faute à des conditions météorologiques changeantes qui n’allaient pas manquer de mettre à mal la stratégie de l’écurie poitevine. « La séance a débuté sur piste mouillée et nous avons donc logiquement fait le choix de partir en pneus pluie. Mais ce choix ne s’est malheureusement pas avéré payant car la piste a séché beaucoup plus vite que prévu. Or une fois lancés, nous n’avions plus le droit de changer de pneumatiques. Ainsi, nos adversaires ont tous amélioré leurs chronos et nous avons malheureusement du nous contenter du 8ème temps de notre catégorie. », ajoutait-il.

 

Le lendemain, c’est sur une piste cette fois parfaitement sèche que l’équipage Belloc/Bourret/Gibon s’élançait pour ce sprint de 6 heures. Tour à tour installés au volant de la Corvette n°70, Christophe Bourret et Pascal Gibon enchainaient sereinement leurs relais, profitant des erreurs de leurs adversaires pour remonter au classement. Chargé du dernier double relais, Jean-Philippe Belloc parachevait quant à lui le travail entrepris par ses coéquipiers, et passait finalement la ligne d’arrivée en 5ème position. « Même si sur le papier le résultat n’est pas extraordinaire, c’est une course très positive. », lâchait Belloc à l’arrivée. « Nous n’avons pas connu le moindre problème pendant cette course et nous avons pris beaucoup de plaisir. Même si nous avons encore une belle marge de progression, le bilan de ce meeting est très positif. Nous avons retrouvé une dynamique positive, ce qui était vraiment très important avant d’attaquer la deuxième moitié du Championnat, qui sera pour nous un challenge à la fois très relevé mais aussi absolument palpitant. »

crédit photo : Crabbé Francis


Une fin de saison en forme de Tour du Monde !

Car après Silverstone ce ne sont pas moins de 4 manches sur 3 continents qui vont s’enchaîner en à peine en 2 mois. Un tour du monde placé sous le signe des découvertes pour l’équipage français, qui va devoir faire preuve de capacité d’adaptation accrues. « Sao Paulo (BR), Bahreïn (BH), Fuji (JN), Shanghai (CN)… pour un pilote c’est le rêve ! » avouait le Montalbanais. « Mais il va falloir apprendre à gérer tout un tas de paramètres : les voyages, la fatigue, le décalage horaire, la découverte de tracés totalement inconnus et réputés pour leur technicité, la chaleur dans certains cas ou les pluies torrentielles dans d’autres… Sans compter que, compte tenu des délais extrêmement courts entre chaque manche, il est totalement inenvisageable d’avoir le moindre accident sous peine de ne pas pouvoir prendre part à la course suivante. L’avantage finalement c’est que la quasi-totalité des équipes seront dans le même cas que nous, à armes égales. En bref, c’est un défi de taille qui nous attend mais nous sommes vraiment impatients et totalement prêts à le relever», concluait-il quelques jours à peine avant de s’envoler pour le Brésil.

crédit photo : Crabbé Francis

 


2ème moitié de la saison – WEC 2012

15 septembre : 6 heures de Sao Paulo (BRE)

29 septembre : 6 heures de Bahreïn (BAH)

14 octobre : 6 heures du Mont-Fuji (JAP)

27 octobre : 6 heures de Shanghai (CHI)

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